Dégustation de sake à Fushimi – De l’or dans mon sake ?!

C’est par un beau dimanche après-midi que mon professeur de finances nous a invités  à visiter quelques lieux incontournables de Kyoto : le temple de Byôdô-in, le sanctuaire Fushimi Inari Taisha, et le quartier de Fushimi. Ce quartier se situe au sud-est de Kyoto et est surtout connu pour sa fabrication de sake (alcool japonais à base de riz). Direction Fushimi Yume Hyakushu (page officielle en anglais ici), une sorte de café qui propose à ses clients de goûter plusieurs sake de la région. J’ai donc voulu tester la chose, ayant déjà pu faire quelques dégustations de sake plutôt intéressantes. Avec notre prof de finances, c’était d’autant plus sympa !

kinpaku-sakeTrois sake de saveurs différentes (plus ou moins forte, plus ou moins fruitée) viennent donc à moi. Au moment de goûter le premier, j’aperçois quelque chose au fond de mon de mon verre du milieu… Tiens, qu’est-ce ? « De l’or », me répond mon cher professeur. C’est en réalité plutôt commun de trouver dans son verre de sake, ou dans les bouteilles que l’on achète, des feuilles d’or (kinpaku, 金箔). Celles-ci peuvent être signe de chance ou de bonheur, ou peuvent être présentes dans du sake que l’on sort pour célébrer un événement, mais n’altèrent en rien le goût du sake.

kinpaku-sake-2Une belle petite surprise lorsque l’on croise ces feuilles d’or au fond de son verre pour la première fois !

 

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Takoyaki… et Takosen ?!

J’ai envie de reprendre ce blog en vous parlant NOURRITURE. Et pas n’importe quelle nourriture. Oh que non. Je vais vous parler Takoyaki (たこ焼) ! Mon ventre gargouille rien qu’en écrivant ce mot… mais il est nécessaire d’en parler.

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Des délicieux Takoyaki à Osaka

Si vous ne connaissez pas, les takoyaki sont en fait des petites boules de pâte avec à l’intérieur des morceaux de poulpe (« tako » = poulpe, « yaki » = grillé). Et c’est un délice. C’est une spécialité d’Osaka, et même si j’y ai passé six mois, je n’ai pas l’impression d’en avoir mangé tant que ça (alors qu’en réalité, je suis sûr que si). J’avais même une petite échoppe à côté de là où j’habitais, je passais devant très souvent et l’odeur m’appelait.

Les takoyaki se mangent souvent très chauds (se brûler en les mangeant fait partie des plaisirs simples de la vie) et peuvent être recouverts de plein de bonnes choses : du katsuobushi comme ceux sur la photo (c’est de la bonite séchée qui crépite un peu quand on la met sur les takoyaki sortis du moule), de la mayonnaise, ou même parfois du fromage. Certaines échoppes font parfois des déclinaisons pour le moins audacieuses – pour ma part je les préfère classiques.

Et par un doux soir d’été, avec Mélissa, ma très bonne amie de (très) longue date et qui a passé quelques mois à Osaka en même temps que moi, nous avons pris place dans une petite échoppe et nous avons découvert les photos ci-dessus… Il s’agit de takosen. Ce sont deux galettes de riz avec au milieu, bien écrasé, bien profané, un takoyaki. Le goût n’est pas spécialement intéressant, visuellement c’est pas très appétissant, et c’est un peu une insulte aux takoyaki (tout de suite les grands mots !), mais ma foi, ce fut une expérience comme j’aime en faire au Japon.

À très vite ! N’hésitez pas à laisser quelques petits commentaires, suivre le blog sur les réseaux sociaux, tout ça tout ça…:-)

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Retour sur une année d’études au Japon

Bonjour à tous !

Tout d’abord, j’ai honte. Très honte. En effet, mon dernier article date d’octobre 2014. Et pourtant, j’en avais des choses à dire ! Puisque comme vous le savez (ou peut-être pas), j’ai passé une année en échange universitaire au Japon, à l’Université de Ritsumeikan. Le premier semestre s’est fait de septembre 2014 à février 2015, à proximité de Kyoto. Le second, s’est fait de mars à septembre 2015, à Osaka. J’ai donc passé quasiment un an dans ce pays que j’aime tant. Il m’est bien entendu arrivé des milliards de choses, que j’aurais voulu narrer dans ce blog, bien plus que les trois pauvres articles que j’ai pu faire en septembre-octobre 2014.

Donc j’ai très envie de me rattraper ! J’ai pleins de choses à raconter, beaucoup de souvenirs, beaucoup de photos. Et avec le recul, ça peut ajouter une petite touche sympathique, en attendant mon prochain voyage… Vous êtes toujours très nombreux à visiter ce blog, même sans aucun nouvel article, et j’aime ce blog sur lequel j’ai narré mon second voyage au Japon en 2012, qui fut magnifique.

Je vous déclare donc que je suis de retour, que je vais vous parler de cette année d’études dans des articles thématiques (cette fois-ci, je vous promets de faire de mon mieux pour m’y tenir). Il y aura sur les études à proprement parler, mais aussi sur la culture japonaise, mes visites, la nourriture, bref, pleins de choses comme d’habitude. C’est toujours plus simple de trouver le temps d’écrire quand je suis en France… Même si c’est peut-être un peu moins intéressant pour vous, je pense que ça peut plaire à tous ceux qui aiment le Japon, à ceux qui souhaitent y étudier, et à tous les curieux qui se demandent si ce pays est si étrange que cela.

sakuraSur ce, voici un petit parc rempli de cerisiers en fleur pris en photo le printemps dernier à Osaka, pour me faire pardonner. Et je vous dis à très vite ! Pensez à vous abonner au blog pour recevoir les nouveaux articles par e-mail, et également à suivre le blog sur Facebook (vous êtes plus de 1 300 fans déjà, je vous aime !) ou à me suivre sur Twitter !

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Le temple Byôdô-in à Uji

Je suis à côté de Kyoto et qui dit Kyoto, dit forcément temples. Après le Pavillon d’Or (que les autres temples auront beaucoup de mal à détrôner dans mon cœur), je vous présente le Byôdô-in !

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Le Temple Byôdô-in (à contre-jour, certes)

 C’est par une journée d’octobre chaude et ensoleillée que je me suis rendu dans la ville d’Uji (Préfecture de Kyoto) pour découvrir ce temple, son jardin et son musée.

Pour ceux qui ont déjà utilisé des Yens, ce temple vous dira peut-être quelque chose, puisque c’est celui qui est représenté sur les pièces de 10 yens !

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Comme vous pouvez le voir sur la photo, le batiment principal, nommé la Salle du Phénix, de ce temple bouddhiste datant du XIème siècle est symétrique : un hall central et deux couloirs. Il est nommé ainsi puisque deux Phénix  chinois ornent son toit.

Autour se trouve un magnifique jardin, avec un très bel étang dans lequel le temple se reflète.

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Pour un prix de 600 yens (~4,35€ au taux actuel), on peut donc avoir accès au jardin, ainsi qu’au Musée qui contient de très belles pièces , notamment les statues de Bodhisattvas, ces êtres dont la vie est dédiée à l’atteinte de l’éveil, sur des nuages, jouant chacun un instrument différent.

Les statues de Bodhisattvas présentées dans le Musée dédié au Temple. (Photo ©ClickNetherfield)

Les statues de Bodhisattvas présentées dans le Musée dédié au Temple.
(Photo ©ClickNetherfield)

Et voici quelques photos que j’ai prises dans ce très bel endroit !

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Si vous avez le temps, une fois sortis de ce petit coin de nature, n’hésitez pas à aller vous aventurer dans les petites rues de la ville d’Uji. Vous pourrez ainsi rapidement vous rendre compte de l’une des spécialités de la ville : le thé vert (ou matcha, 抹茶). En marchant dans ces rues, vous sentirez rapidement l’odeur du thé vert émanant de nombreuses petites boutiques dans lesquelles vous pourrez acheter de délicieux thés… ou d’autres produits au thé vert !

Matcha ice cream, la glace au thé vert, forte en goût !

Matcha ice cream, la glace au thé vert, forte en goût !

À très bientôt !

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Le Pavillon d’Or (Kinkaku-ji) : Un temple étincelant !

Lorsque j’étais en France ou dans le reste du Japon et que je pensais à Kyoto, une image apparaissait tout le temps dans mon esprit : celle du Pavillon d’Or, ou Kinkaku-ji (金閣寺), le plus célèbre temple de Kyoto, qui, comme son nom l’indique, est recouvert d’or pur.

Le Pavillon d'Or (Kinkaku-ji)

Le Pavillon d’Or (Kinkaku-ji)

Un Pavillon flamboyant

Le Pavillon d’Or tel qu’on le connaît aujourd’hui date de la fin du XIVème siècle. Il est bâti sur trois niveaux, chacun construit sur un style d’architecture différent : le rez-de-chaussée reprend le style de l’époque Heian (784-1185), le premier étage est dans le même style que les maisons traditionnelles de samouraïs, et le deuxième étage a l’architecture d’un temple Zen. Un Phoenix chinois orne sa toiture, parfait symbole pour un temple qui a pu renaître de ses cendres.

En effet, pendant la deuxième moitié du XVème siècle, il échappa de peu à plusieurs incendies pendant la guerre civile d’Onin : le jardin autour brûla, mais le Pavillon d’Or resta intact.

Cependant, il n’aura pas cette chance en 1950 : un jeune moine y mit le feu et les flammes détruisirent complètement le Pavillon. Le Temple fut reconstruit cinq ans plus tard.

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Les restes du Pavillon d’Or incendié

C’est ainsi que j’ai entendu parler du Pavillon d’Or pour la première fois, en lisant Le Pavillon d’Or de Yukio Mishima qui relate l’histoire de cet incendie volontaire, et qui décrit le Pavillon comme étant d’une beauté incomparable.

« Je peux, sans exagération, affirmer que le premier problème auquel, dans ma vie, je me sois heurté, est celui de la Beauté. Mon père n’était qu’un simple prêtre de campagne, au vocabulaire pauvre ; il m’avait seulement dit « que nulle chose au monde n’égalait en beauté le Pavillon d’Or ». La pensée que la beauté put déjà exister quelque part à mon insu me causait invinciblement un sentiment de malaise et d’irritation ; car si effectivement elle existait en ce monde, c’était moi qui, par son existence même, m’en trouvais exclu. »

Je peux sans peine affirmer que Mishima est mon écrivain préféré. Le Pavillon d’Or fut mon premier roman de cet auteur, le roman, comme le Temple, ont donc une place particulière dans mon cœur.

Petite visite du Jardin…

Puisque j’ai eu la chance de m’y rendre, je vous propose quelques photos du Pavillon d’Or et de son Jardin, en espérant vous donner envie d’aller le voir : vous ne le regretterez certainement pas.

À partir de la Station de Kyoto, des bus directs nous emmènent au Pavillon d'Or : c'est parti !

À partir de la Station de Kyoto, des bus directs nous emmènent au Pavillon d’Or : c’est parti !

Une fois dans le Jardin, suivons la foule et admirons la végétation !

Une fois dans le Jardin, suivons la foule et admirons la végétation !

Un très bel environnement... Mais quand est-ce qu'on arrive au Pavillon ?!

Un très bel environnement… Mais quand est-ce qu’on arrive au Pavillon ?!

Je sens qu'on approche...

Je sens qu’on approche…

Le Pavillon d'Or n'est pas le seul bâtiment que l'on peut admirer dans le Jardin...

Le Pavillon d’Or n’est pas le seul bâtiment que l’on peut admirer dans le Jardin…

Ca y est ! On l'entraperçoit. Un large sourire se dessine sur mon visage au fur et à mesure que je me rapproche du Pavillon...

Ca y est ! On l’entraperçoit. Un large sourire se dessine sur mon visage au fur et à mesure que je me rapproche du Pavillon…

Et enfin… Le fameux Pavillon d’Or ! Voici un petit diaporama dans lequel vous pourrez vous rendre compte de sa magnificence (même si en photo, on est bien loin de la réalité), n’hésitez pas à naviguer entre les photos pour découvrir le Pavillon sous tous ses angles !

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Je conclus sur un passage du Pavillon d’Or de Mishima, qui correspond à merveille à mon état d’esprit lors de ma rencontre avec ce magnifique temple doré.

« Alors m’apparut le Pavillon d’Or. Dans sa pleine majesté. Dans sa grâce mélancolique. Carcasse des fastueuses structures dont subsistaient les dorures écaillées. Toujours net, à cet incompréhensible point de l’espace qui le faisait tout à coup lointain à qui le croyait proche, amical et distant à la fois…
Maintenant, il obstruait le passage entre moi et la vie vers laquelle je tendais. Pareil d’abord à une miniature, il grandit à vue d’œil jusqu’à recouvrir entièrement le monde qui m’entourait, sans en omettre un détail ni un pouce, comme j’avais vu autrefois, dans la fine maquette du Pavillon d’Or, un Pavillon d’Or gigantesque englobant presque tout l’univers. Il emplissait le monde d’une puissante musique qui finit par receler en elle la signification de l’univers entier. »

À très bientôt pour un nouvel article en direct de Kyoto !

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Le Rêve nippon se poursuit…

Bonjour à tous !

Et oui, cela fait presque un an que ce blog n’a pas été mis à jour et je m’en excuse.

Après mon séjour de trois mois à Tokyo lors de l’été 2012 (séjour pour lequel est né ce blog), après les deux mois passés à Okinawa l’été 2013 et après les trois mois passés à Chiba, à côté de Tokyo, à l’automne 2013, je vous écris une fois encore du Japon pour un Rêve nippon qui se poursuit !

Depuis le 18 septembre, je suis en effet à côté de Kyoto pour mes études, et je vais rester pendant un an dans ce si beau pays qui ne cesse de me surprendre. Je ne sais pas encore à quel rythme je vais vous narrer mes aventures, mais je ferai tout mon possible pour le mettre à jour dès que je le peux !

Pleins de bonnes choses pour la renaissance du blog !

Pleins de bonnes choses pour la renaissance du blog !

Je vous dis donc à très vite pour de nouvelles aventures nippones, et n’oubliez d’aimer la page du blog sur Facebook et de me suivre sur Twitter !

À bientôt !

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Live Report : Naomi Tamura @Chiba ~2013.10.27~

Un petit article à chaud, et pas des moindres ! Le 27 octobre 2013, j’ai pu rencontrer Naomi Tamura (田村直美), une chanteuse que j’admire depuis près de 6 ans, et la voir en live. Retour sur cette journée riche en émotions…

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Qui est Naomi Tamura ?

Je vais commencer par présenter brièvement Naomi Tamura pour ceux qui ne la connaissent pas encore, avec quelques vidéos pour vous faire une petite idée.

Né en 1963, Naomi Tamura commença sa carrière en 1987, avec le groupe de rock PEARL, qui a connu un bon succès sur l’archipel nippon. Parmi leurs titres, on peut notamment citer Kanashii Hodo no Blue Sky (哀しいほどのBLUE SKY) ou encore Back to the Roots. Du très bon rock !

Dès 1994, elle va se lancer en parallèle dans une carrière solo, plus orientée pop, où on peut encore mieux se rendre compte de son incroyable voix. Son troisième single, Eien no Ichibyou (永遠の一秒) va la révéler au public. Elle va ensuite connaître un grand succès avec la chanson Yuzurenai Negai (ゆずれない願い), opening de l’anime Magic Knight Rayearth, qui s’est vendue à plus d’1,2 millions d’exemplaires ! Elle continua par la suite à sortir de nombreux albums, aussi bien avec PEARL qu’en solo, carrière qu’elle continue encore aujourd’hui.

Même si en France elle est surtout connue pour ses chansons utilisées dans des animes comme Magic Knight Rayearth, Pokémon ou encore Get Backers, il faut savoir qu’elle est bien plus qu’une chanteuse pour animes, elle est réellement une très grande artiste.

Ma déception du 16 septembre

Je vais revenir rapidement sur ce qui m’est arrivé le 16 septembre 2013.

Il faut savoir que Naomi Tamura ne vient pas si souvent que ça à Tokyo, et que lorsque j’ai vu qu’elle donnerait un petit live suivi d’une séance de dédicaces pour quelques privilégiés, j’ai voulu y participer.

Je me suis donc rendu à l’ouverture du Tower Records de Shibuya (après deux heures de transport) pour acheter son nouvel album acoustique, Acoustic Jungle, le jour de sa sortie et ainsi bénéficier d’un ticket pour participer à l’event qui a lieu quelques jours après.

Tout se passe bien, je réussis à avoir un ticket, je suis aux anges.

Jusqu’au jour du 16 septembre, jour du live. J’avais tout prévu, j’avais pris un jour de congé, je m’étais levé tôt… Mais c’était sans compter sur LE typhon. J’habite Chiba, et il me faut donc un peu plus d’une heure pour atteindre Shinjuku, où le live se déroule. Je monte dans le métro en avance, vers 10h, alors que le live ne commence que deux heures plus tard. Le typhon se fait de plus en plus violent… Les lignes sont soudain suspendues. Je suis condamné à attendre dans le métro… Le temps défile… Je reste pendant 4 heures dans ce métro, immobile (enfin presque, les rafales de vont sont puissantes !). Les Japonais sont bien entendus très calmes, et patientent gentiment. Je bous intérieurement, et le train redémarre à 14h… Je décide de courir tout de même au magasin où a lieu l’event, en vain : tout était bel et bien fini.

J’étais dégoûté et je n’ai plus osé écouter de chansons de Naomi… jusqu’à octobre.

Mon live du report du 27 octobre

Un mardi, je vais faire mes courses dans mon coin un peu perdu de Chiba, le quartier d’Inage, comme chaque semaine au supermarché à deux minutes de chez moi. Je passe devant une affiche, je crois y reconnaître Naomi Tamura avec l’inscription « mini-live ». Pensant à une hallucination, je ne m’arrête pas devant. Après mes courses, j’y repense, et je décide de mettre les choses au clair : je vais voir son site officiel.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que son seul live de prévu aux alentours de Tokyo était dans mon centre commercial à côté de chez moi, le samedi suivant. Je n’y crois toujours pas – j’ai un karma excellent ! Ca compense ma déception du mois dernier.

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La scène où Naomi Tamura s’est produite

Le samedi, je m’y rends, euphorique. J’obtiens une place au second rang. Les musiciens l’accompagnant dans la promotion de ce nouvel album acoustique, Acoustic Jungle, entrent en premiers : Motohiro Ono (小野モトヒロ) à la guitare et Kenichi « Ken » Nemoto (KEN 根本健一) à la basse, souriants. Mon rythme cardiaque s’accélère clairement lorsque Naomi Tamura est annoncée et entre sur scène.

J’ai des frissons quand je vois monter sur scène cette femme souriante et énergique (et qui ne fait vraiment pas son âge). Elle se présente et présente ses musiciens, puis enchaîne sur la première chanson de ce mini-live : Half Moon ni Terasarete (Half Moonに照らされて), version acoustique de cette chanson qu’elle interprète à l’origine avec le groupe PEARL. Le guitariste joue ici d’une mandoline, ce qui rend cette version très intéressante.

Les frissons ne s’arrêtent pas : Naomi Tamura a une voix réellement incroyable, elle n’a pas besoin de forcer pour nous sortir des notes époustouflantes. Elle sourit tout le temps, elle est énergique, un vrai plaisir pour les yeux, en plus de donner du bonheur à mes oreilles.

La deuxième chanson est Yuzurenai Negai (ゆずれない願い) dont j’ai parlé plus haut, sans aucun doute sa chanson la plus connue. Là, les frissons ne sont plus seuls, j’ai les larmes aux yeux ! Une chose qui ne m’est jamais arrivé durant un concert. Je réalise que j’ai devant moi cette artiste que j’admire tant, en train d’interpréter une de mes chansons préférées.

La troisième piste arrive, Kanashii Hodo no Blue Sky (哀しいほどのBLUE SKY), suivie de Sora (宙~そら~), l’une des deux inédites de cet album acoustique. Deux pistes magnifiques où sa technique vocale, ainsi que la technique du guitariste et du bassiste, emballent le public et titillent la curiosité des gens venus faire leurs emplettes dans ce centre commercial.

Elle termine ensuite (et oui, le terme mini-live a bien été choisi) sur All You Need Is Love, une de ses chansons que j’adore également. Mais ça ne s’arrête pas là ! Puisqu’une petite séance de dédicaces est organisée pour tous ceux qui achètent l’album ou qui l’ont acheté (je l’avais depuis le jour de sa sortie, donc pas de problème pour moi).

Quand vient mon tour, alors que mon cœur battait la chamade, et que dans ce genre de circonstances, il m’arrive de trembler sous l’émotion, son sourire et sa sympathie m’ont « décontracté ». J’ai pu lui parler quelques secondes, lui expliquant que j’étais Français et que je l’écoutais depuis de nombreuses années. Elle m’a demandé mon prénom et s’est souvenue du mail que je lui avais adressée le mois dernier, suite à l’event que j’ai passé dans le métro à l’arrêt. Elle m’a demandé si j’ai apprécié le live, je lui ai bien sûr répondu que oui, et je l’ai remerciée mille fois, lui précisant que j’étais très heureux d’enfin pouvoir la rencontrer. Notre échange s’est conclu sur une poignée de main et un sourire jusqu’aux oreilles, pour moi, mais aussi pour elle. Une femme simple et d’une gentillesse infinie. Et non, je n’exagère pas, ceci est tout à fait objectif.

Les deux musiciens ont également dédicacé mon album, je les ai remerciés pour ce si bon moment passé en leur compagnie.

J'ai désormais un superbe album dédicacé !

J’ai désormais un superbe album dédicacé ! Pour moi, il s’agit surtout d’une preuve que ce jour a bel et bien existé et que je n’ai pas rêvé.

Et… Un deuxième live était prévu, deux heures après le premier ! Bien entendu, j’y suis retourné, cette fois-ci au premier rang, pour toujours plus de magie !

Les mêmes chansons ont été jouées, mis à part la troisième, qui avait été composée la veille par les trois musiciens ensemble, les hommes s’occupant ici des chœurs pour une chanson vraiment magnifique, que j’espère trouver sur un CD un jour ! La chanson n’avait pas encore de titre ce jour-là, nous a-t-elle précisé. Une petite exclusivité ! Ce deuxième live est passé encore plus vite que le premier – et j’ai tout simplement adoré.

C’était en conclusion une journée merveilleuse, où j’ai pu rencontrer cette très grande artiste et ainsi réalisé un de mes rêves nippons que je pensais inatteignable il y a quelques temps encore.

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