Jour 13 : Nakano, Izakaya, Rakugo

Samedi, j’ai retrouvé David, un ami, pour passer l’après-midi ensemble ! On a mangé dans un délicieux restaurant à Takadanobaba ! J’ai pris du Karaage (un de mes plats japonais préférés), qui était servi avec du riz, une soupe misô et de la très bonne viande avec une sauce misô ! C’était vraiment un régal, même si ça faisait une très grosse portion !

Une déjeuner qui s’apparentait à la perfection…

Après avoir mangé, nous partons vers Nakano, le ventre plein. A peine sortis de la gare, on tombe sur une sorte de galerie marchande plutôt sympathique (surtout que ça permettait d’éviter la pluie…), remplie de monde et de tous types de boutiques.

La galerie marchande de Nakano

Nous la traversons plutôt rapidement, puisque ce qui nous intéresse est un peu plus loin, et que nous n’avons pas beaucoup de temps (je devais rentrer tôt pour sortir avec ma famille d’accueil). Ceux qui connaissent un peu Nakano voient sans doute où je veux en venir… Nakano Broadway ! Késako diront les autres ? Il s’agit d’un centre commercial sur plusieurs étages avec beaucoup de magasins consacrés… au monde du manga ! Bien entendu, il n’y a pas que ça, mais Nakano Broadway est bien connu des otakus qui savent qu’au bout de la galerie marchande se cache la plus grande succursale du magasin Mandarake, magasin spécialisé dans le manga, l’anime, et tout ce qui en découle. J’avais déjà fait le Mandarake de Shibuya, mais là, rien à voir ! Il y a en fait plusieurs magasins Mandarake dans Nakano Broadway, séparés par d’autres boutiques et dans plusieurs étages, chacun étant spécialisé dans un produit : un Mandarake de CDs, un de mangas, un de figurines, etc.

Nakano Broadway !

Devanture d’un Mandarake !

On a donc commencé par parcourir différents Mandarakes pour trouver des mangas que je cherche et qui ne sont pas sortis en France. J’étais heureux de trouver et d’acheter les tomes 10 & 11 de Genshiken, les 2 tomes de School Days et le premier tome de Digopuri (je m’adresse un peu aux connaisseurs là !). Le tout pour un prix vraiment abordable, puisqu’il s’agit de mangas d’occasion (de l’occasion japonaise, donc ils ont l’air totalement neufs). Durant notre ballade, nous entrons dans beaucoup de magasins de CDs différents, avec des prix trèèès intéressants ! J’ai par exemple trouvé 4 albums de Misato Watanabe, une chanteuse que j’aime beaucoup, pour 50Yens pièce (environ 50 centimes d’euros avec le taux de change assez ignoble que nous avons en ce moment), ainsi qu’un album d’Akina Nakamori. De quoi me rendre heureux en dépensant quelques Yens. Nakano Broadway est tout de même diversifié avec diverses boutiques pas forcément destinées aux admirateurs du Japon otaku !

On rentre ensuite sous la pluie battante, puisqu’il faut rappeler qu’on est dans la saison des pluies. Dès 19h30, je pars avec les parents de ma famille d’accueil dans un Izakaya à Shinjuku ! Un Izakaya est un genre de bistrot où les Japonais se retrouvent après les cours, après le travail, entre amis, pour boire mais aussi pour manger, puisque pleins de petits plats à partager sont disponibles ! Quand on entre, on a un peu l’impression d’entrer dans un Japon inversé, où les personnes sont toutes bruyantes, rigolent haut et fort, bref sont « normales » sans se contenir comme ils ont l’habitude de le faire le reste de la journée. C’était une très bonne expérience, d’autant plus qu’on a pris une table basse où il fallait enlever les chaussures avant d’aller. Même si ça faisait mal aux jambes, j’ai bien senti que j’étais au Japon. On a pris quelques assiettes à partager, comme des ailes de poulet grillées ou encore un tonkatsu-misô (porc pané et frit avec de la sauce misô). Comme on peut le voir sur le site de l’Izakaya dans lequel on était, Yama-chan, les ailes de poulet sont leur spécialité ! Et on voit pourquoi, elles étaient délicieuses !

Après cela, direction le Rakugo ! Je ne savais pas non plus ce que c’était il y a quelques jours, ne vous inquiétez pas. Il s’agit d’une forme de théâtre où une seule personne prend place sur la scène, assise en costume traditionnelle, et raconte une histoire souvent longue et assez complexe à comprendre, mais toujours sur un ton comique.

Au Rakugo (le rideau est encore fermé)

On s’est assis sur le côté, dans un espace où il fallait aussi enlever ses chaussures et s’asseoir comme les Japonais y sont habitués. J’étais tout de même surpris de voir que la majorité du public était des jeunes dans la vingtaine, puisque ça m’avait l’air d’être quelque chose d’assez traditionnel et peu connu, mais ça faisait plaisir, d’autant plus que la salle était remplie. Quatre « conteurs » se sont donc succédés en un peu plus d’1h30, le dernier conteur étant une conteuse ! Même si je n’ai presque rien compris, j’ai passé un très bon moment ! C’était en effet souvent marrant, les expressions des conteurs étaient parfois vraiment drôles, et le rire est communicatif, donc lorsque la salle éclatait de rire (ce qu’elle faisait assez souvent quand même, sans retenue), ça me faisait aussi sourire. Les conteurs parlaient très rapidement et parfois dans une langue un peu ancienne.

C’était une expérience très enrichissante pour moi et je tiens à remercier ma famille d’accueil pour m’avoir fait découvrir ça, je pense que tous ceux qui vont au Japon ne vont pas au Rakugo (car ça m’a l’air peu connu), et c’est bien dommage !

A propos Kevin

25 ans, passionné par le Japon !
Cet article, publié dans Séjour école de langue à Tokyo (3 au 24 juin 2012), est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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