L’izakaya entre collègues

Petit article culturel ! On sait souvent des Japonais qu’ils vont boire entre collègues dans des bars parfois plusieurs fois par semaine… et bien ce n’est pas un mythe ! Une fois arrivés dans l’entreprise, nous avons eu l’opportunité de goûter à l’une de ces soirées dans un izakaya, un « bar » japonais où l’on peut également manger.

Cet izakaya pas uniquement un bar à l’occidental, il y a bien sûr quelques tables « normales » comme par chez nous, mais il y a aussi des tables basses où l’on s’asseoit en tailleur ou à genou après avoir préalablement retiré ses chaussures… C’était d’ailleurs à l’une de ces tables basses où nous nous sommes assis et  avons passé une bonne soirée dans un esprit « Edô » ! Nous y sommes allés avec une dizaine de collègues de notre équipe de travail.

Le ton est vite donné : des bières sont tout d’abord servies, et arrivent des plats à foison, notamment des yakitoris (des brochettes japonaises) que j’affectionne tout particulièrement. On a également eu de délicieux sushis ! Il faut savoir qu’il existe des formules nourriture à volonté (tabehodai) et boisson à volonté (nomihodai) dans ce genre d’endroit, ce qui est assez rentable lorsque l’on prévoit d’y rester une bonne partie de la soirée.

Les bières s’enchaînent très vite, dès que nos verres sont à moitié pleins, un collègue s’empresse de nous resservir ! On passe ensuite au sake japonais ainsi qu’au shôchû, des alcools pas particulièrement très forts (une vingtaine de degrés, mais ça peut aller jusqu’à 40° selon les types), des verres qui défilent aussi très rapidement. On remarque très vite que des Japonais ne tiennent pas vraiment l’alcool et deviennent vite très rouges, c’est plutôt marrant à regarder.

L’izakaya dans lequel nous étions, à Ueno

Une règle existe aussi (que j’ai découvert dans une autre soirée entre collègues) : lorsque notre verre est vide et qu’un de nos supérieurs nous propose de le remplir, on ne peut pas refuser ! J’ai hélas commis l’impolitesse de refuser avec insistance, avant que l’on ne m’explique que j’ai été incorrect. L’astuce serait de garder son verre à moitié plein pour ne pas que le boss nous repropose à boire.

La soirée fut au final bien sympathique, j’ai bien mangé, mais aussi bien bu, je repars tout de même un peu saoûl… Le lendemain fut un peu difficile, puisqu’on était lundi ! « Heureusement », les Japonais commencent leurs soirées très tôt en général (18h-18h30), celles-ci ne finissent donc pas trop tard et permettent d’aller travailler en pleine forme (ou avec une petite migraine) le lendemain !

Un très bon souvenir pour ma part, puisque c’est pas donné à tout le monde d’avoir cette expérience totalement nippone (allez boire avec votre patron en France…) et il faut avouer que c’est plutôt sympathique de découvrir des collègues ou des supérieurs sous un jour totalement différent. La journée, ils peuvent être très sérieux, voire stricts pour certains, et le soir, ils n’hésitent pas à être tactiles et à dire des choses parfois très drôles !

A propos Kevin

25 ans, passionné par le Japon !
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Un commentaire pour L’izakaya entre collègues

  1. Béné dit :

    Ça se fait aussi en France, Dans les agences web c’est assez commun, au moins une fois par semaine. C’est sûr que ça n’est pas une institution comme là bas.

    J'aime

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